Le monde est joli.

Le jeûne est la privation, volontaire ou non, de nourriture, accompagnée ou pas d’une privation de boisson. Le jeûne partiel fait partie intégrante de la pratique de certaines religions (carêmeramadan, etc.).

D’un point de vue médical et physiologique, on considère que la période de jeûne commence à partir de la sixième heure après le dernier repas1. Le jeûne met en marche des mécanismes d’adaptations physiologiques qui sont l’héritage du lent processus de l’évolution. Diverses expériences ont montré sur le modèle animal qu’une restriction alimentaire non excessive prolonge la durée de vie de nombreuses espèces (souris, rat, singe rhésus2). Une étude publiée dans Nature en 2016 a aussi montré que ce jeûne s’accompagne d’une diminution des dommages à l’ADN3.

En 2017, le Réseau national alimentation cancer recherche (NACRe) publie une revue systématique analysant l’ensemble de la littérature scientifique sur le sujet et conclut en une absence de preuve d’un effet du jeûne chez l’être humain (bénéfique ou délétère) en prévention ou pendant un cancer4,5.